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Category: Poèmes

La Mort qu’on mérite

La Mort qu’on mérite

Peu de personnes ont la mort qu’ils méritent. Certains s’en sortent auréolés de gloire, d’autres sont arrachés sans avoir vu de soir. Nous savons si bien finir dans le feu des passions qu’elles soient formées d’une plume, d’un cœur ou d’un canon. Certains s’éloignent trop vite, voyageurs imprudents. D’autres au contraire prennent trop de temps, ne laissant derrière eux que des fragments brisés, mirages de ce qu’ils ont été. Ce n’est pas le cas de notre jeune poète, qui, nous…

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L’Amer

L’Amer

  Et si nous venions à égarer nos rires, si loin portés vers l’amer ? A l’embouchure des éclats, s’affrontent mes marées d’écumes, J’hume ces relents nébuleux, brises d’abysses oubliées d’hier, Où se noie la clarté, le flux de ce que nous fûmes.   J’eus été pour vous Persée, brillant briseur de chaînes, Vous écartant des horreurs, m’imposant en remède. Mais toute vaillance forcée, ici eut été vaine. Car le monstre c’est moi, dévorant Andromède.   Au large du perdant, où…

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Céleste

Céleste

Céleste, elle en avait au moins la beauté d’âme lorsqu’en ode à la nuit, elle adressait à la lune ses rêveries. Perdue au bout d’une fumée de cigarette semblant engloutir Paris, la jeune femme rejouait des bouts de scènes l’ayant amené ici. Petit bout de plein au milieu d’un grand tout, son esprit voguait, la nostalgie en joug. Précieuse comme une rime, même mille fois répétés, à qui l’on donne l’intime d’un sentiment retrouvé. Car quand Céleste s’anime c’est une…

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Une Larme de jour

Une Larme de jour

Une larme de jour s’enfuit d’un rideau matinal, Les félins sautent à en apprécier la vie. Près de moi ton corps, épris d’un sommeil loyal, Et la douceur du temps, mélodieuse accalmie.   Ondulation fauvienne à la nature de ton rêve, Ta chevelure s’entend non loin de mon bras. L’écoulement des âges m’annonce une trêve, Un instant, rien qu’un seul, à profiter de toi.   Belle enfant aux songes tumultueux, Gardienne de mes vives espérances, Tu as le contour de…

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Sur le Temps

Sur le Temps

Et que coule, l’entraînant, l’affranchi courant. Qu’il tourne et vous prenne, adorables fidèles, Qu’il sème au vent les rires d’enfants. Que l’antan au  présent se mêle. Les vers qu’hier avait vu prononcer, S’étonneront de l’écho des demains, Des cœurs, des larmes qui leur sont liés, Qu’ils vibrent, qu’ils vibrent enfin. Précipitent ensemble les risibles ardeurs, Des mystiques envolées, des rappels influents, Liant à ma peur la folie des heures, L’éphémère brûlant que me livre le Temps. Si toujours le présent…

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Le Marbre

Le Marbre

Que vois-tu de tes yeux, ô toi ma belle enfant ? La cendre des mondes, les accalmies du ciel ? L’appel de l’aurore qui rythme les temps ? L’harmonie de mon cœur qui reprend de plus belle ? Qu’y a-t-il dans tes yeux, toi ma futile enfant ? Les cris des dieux, qui avaient cru t’aimer ? Un univers entier épris de tes tourments ? De grandes étendues où je me suis jeté. Et a quoi penses-tu le matin ?…

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Armez-vous donc, mes amis voyageurs

Armez-vous donc, mes amis voyageurs

Armez-vous donc, mes amis voyageurs, Qui me peigniez de trop tristes tableaux, De pays et de villes vides de saveurs, Vous, qui n’encensez que vos tombeaux. Si mon rire vous sabre dans vos efforts grotesques, Quand vous me parlez d’ailleurs, des trames de la terre, De sculptures, de château, des plus petites arabesques, C’est que du monde, vous n’êtes qu’à l’estuaire. Partez, si vous le voulez affronter les collines, Les marées et les flots assidûment déchaînés. Les couteaux cinglant que…

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